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  Maisons de retraite - ERP de type J

 Auch : incendie à la résidence Aimé Mauco, un pensionnaire périt dans sa chambre.

Un incendie s'est déclaré le 7 août en début de soirée dans une chambre de la maison de retraite Aimé Mauco.

Un des résidants est mort, intoxiqué et brûlé ; sept autres, choqués ou légèrement incommodés par les fumées ont fait l'objet d'une prise en charge médicale.

19 h, place de la Libération, la sirène des sapeurs-pompiers retentit. Cinq longs coups stridents envahissent les rues de la ville, ne laissant aucun doute sur la gravité de l'intervention en cours. Tous les engins du centre d'Auch, bientôt rejoins par des renforts en provenance de Pavie, Fleurance et Mauvezin, convergent vers la rue Eugène Sue, à la résidence d'accueil de personnes âgées Aimé Mauco où l'on pressent déjà un drame.

A leur arrivée, les 50 hommes du CODIS 32 sous la direction du capitaine Larrieu se déploient, évacuant les résidants avant d'établir un périmètre de sécurité. Les lances à incendie sont déroulées jusqu'à l'aile sud de la maison de retraite, dans une chambre où les sapeurs-pompiers découvrent très vite le corps sans vie d'un des pensionnaires. Les fumées et le feu ont emporté Yvan Cabane, 73 ans.

A l'extérieur, la soixantaine de personnes âgées et les personnels médicaux sont regroupés sur les pelouses, à l'abri du sinistre.

Sept résidants, proches de la chambre en feu, choqués et légèrement incommodés, sont immédiatement pris en charge par le SAMU et évacués sur l'hôpital d'Auch, pour des examens de contrôle.

Dans la rue, un PC d'intervention a été installé face à la maison de retraite. Le plan complet des lieux, étalé à même le trottoir, a permis aux responsables du service d'incendie de parfaitement mener l'intervention qui a duré deux heures.

On a évité la catastrophe.

Claude Bourdil, suit attentivement l'opération. Le visage blême, l'adjoint au maire d'Auch, présent dès les premières minutes, a assisté aux secours : « nous sommes tristes. Il y a une victime de trop mais l'intervention rapide des pompiers a quand même permis d'éviter une catastrophe ».

Selon les premières constatations déposées par les policiers du commissariat d'Auch, placés sous l'autorité du capitaine Mathio, la victime se serait endormie en fumant une cigarette, mettant le feu au matelas. L'incendie serait d'origine accidentelle mais le substitut du procureur de la République, Brigitte Rhem a quand même ordonné l'autopsie du corps de Yvan Cabane.

Quant aux installations de sécurité de la résidence, il semble qu'elles ont parfaitement fonctionné. En effet, les alarmes se sont déclenchées et les portes coupe-feu ont fait leur travail.

La chambre dans laquelle s'est déclaré l'incendie se situant au rez-de-chaussée a facilité l'accès des secours ainsi que l'évacuation rapide des personnes âgées se trouvant à proximité.

Par ailleurs, l'intervention rapide des pompiers a permis de limiter les dégâts. Outre la chambre, un couloir attenant a fait les frais des fumées.

Quelques pensionnaires ont dû être relogés dans le pavillon Raynaud en attendant la remise en état des locaux touchés, mais dès dimanche, la maison de retraite fonctionnait à nouveau normalement.

Enfin, si les jours des quatre personnes encore hospitalisées mardi ne sont pas en danger, la direction de la résidence Aimé Mauco qui dépend du centre hospitalier, a décidé d'affecter une infirmière au soutien psychologique des pensionnaires.

Jean Loupias.

La Voix du Gers – édition du 12/18 août 2004



 
 
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