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  Etablissements de soins - ERP de type U

 Après l'incendie, la chirurgie orthopédique se remet sur pied.

Pour le centre hospitalier, la priorité a été mise sur l'accueil des patients du service de chirurgie orthopédique, afin qu'ils ne soient pas pénalisés par les conséquences de l'incendie. En revanche, l'ouverture du service n'est pas encore programmée.

Il faudra attendre encore plusieurs semaines voire davantage pour que le service de chirurgie orthopédique ouvre à nouveau ses portes.

Après l'incendie qui l'a détruit dans la nuit du 28 au 29 octobre dernier, l'hôpital de Narbonne a dû réagir promptement pour continuer à faire fonctionner normalement cette unité.

Dès le samedi matin après l'incendie, les gros travaux de nettoyage ont débuté pour évacuer la suie mêlée à l'eau. Les objets brûlés, le faux plafond calciné, les restes de mobilier ont été évacués. Dans cette partie de l'étage, ce sont huit pièces (le secrétariat, trois bureaux de médecins, une salle de plâtre, deux bureaux de consultations et le local des archives) qui ont été touchées soit par les flammes, soit par l'épaisse fumée qui a déposé une pellicule compacte de suie.

Pour l'heure, les experts des assurances n'ont toujours pas rendu leur rapport, "aucun chiffre ne peut être avancé pour évaluer les dégâts", a expliqué Dominique Langlois, chargée de la communication de l'hôpital.

Egalement, aucun calendrier pour le démarrage des travaux ne peut être avancé. "Nous étudions des solutions pour démarrer les travaux au plus vite", a ajouté Dominique Langlois. Pour ce faire, les experts doivent encore définir certains éléments car "le bâtiment a souffert de la forte chaleur. Il va falloir tout reprendre à nu, refaire toutes les gaines électriques et la façade a subi de gros dégâts ".

Une solution pour l'accueil des patients.

Quant au mobilier de bureau et d'informatique, il a dû être jeté. Idem pour le matériel médical qui a subi le même sort.

La perte financière est moins importante. Le service n'était pas équipé d'appareillage coûteux. En revanche, il va falloir attendre les résultats de l'expertise pour savoir à qui sera adressée la note. L'hôpital est bien entendu assuré pour ce type d'événements.

Rapidement après le sinistre, la direction du centre hospitalier a dû trouver une solution pour continuer à recevoir les patients. Car, ce service de chirurgie orthopédique a une activité importante. Par exemple, pour l'année 2003, 3390 consultants ont été reçus et 3 423 actes ont été donnés. Après nettoyage en profondeur et évacuation de la suie, les locaux attenants à la zone incendiée ont été mis à contribution pour recevoir les patients. Le service d'ophtalmologie et d'ORL a ouvert ses portes.

Cette première difficulté résolue, un autre obstacle s'est présenté : les carnets de rendez-vous ont été brûlés pendant l'incendie ; rendant plus compliqué l'accueil des patients. Le personnel a dû s'adapter pour reconstituer le parcours médical des consultants. Le cas de ceux qui avaient des rendez-vous pré anesthésiques était plus simple à régler, une trace de leur passage a été conservée dans un autre service. Depuis ce sinistre, il a été recommandé aux agents de l'hôpital d'avoir l'oeil sur les allers-et-venues des personnes étrangères au service. Après l'incendie, le directeur du centre hospitalier, Michel Rousseau, a souligné, que parfois, des individus s'introduisaient dans le centre hospitalier. En cette période de 1'année, l'arrivée des premiers froids augmente ces risques d'intrusions. Jusqu'à l'incendie de fin octobre, « aucun événement d'intrusions suffisamment grave n'était remonté jusqu'à la direction ».

F.F.

L'Indépendant – édition du 09 novembre 2003



 
 
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