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  Etablissements scolaires - ERP de type R

 Maison-Alfort - Deux incendies en une nuit à l'école vétérinaire.

Dans la nuit de samedi à dimanche, à 0h10, deux incendies simultanés ont éclaté à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort. Deux incendies pour lesquels la thèse criminelle semble pour l'heure privilégiée. Un homme est depuis hier en garde à vue.

Le feu a été rapidement maîtrisé à la bergerie Lagneau où seules quelques bottes de foin ont brûlé. En revanche, l'étable, où sont stockées plusieurs tonnes de paille et de foin, a été partiellement détruite. En quelques minutes ; le bâtiment s'est embrasé et la toiture s'est effondrée. A l'arrivée des sapeurs-pompiers, il ne restait presque plus rien de la charpente en bois.

Par miracle, grâce à la solide chape de béton qui sépare le rez-de-chaussée de l'étage, les animaux - dix vaches, deux veaux et un agneau - ont pu être sauvés. « Il y avait des flammes de plusieurs mètres de haut, témoigne un des habitants de l'école. Avec la chaleur, les tuiles explosaient. Ca faisait des bruits de pétard ! Les animaux étaient affolés. Heureusement il n'y avait pas de vent et donc moins de risques d'intoxication. Très vite, avec mon voisin et quelques pompiers, on a réussi à faire sortir les bêtes et à les mettre à l'abri. »

Un suspect en garde à vue

Compte tenu des risques de propagation aux bâtiments adjacents, une centaine de sapeurs-pompiers de la brigade de Paris, dotés de sept lances à incendie et de 31 engins motorisés, sont restés mobilisés jusqu'au milieu de la nuit. Pour faciliter leur travail, la N 6 a été coupée pendant près de deux heures.

Hier, devant l'ampleur du désastre, les langues tendaient à se délier. Ce n'est en effet pas la première fois qu'un incendie se produit à l'école vétérinaire. « Il y a très souvent des départs de feu. Cette étable a déjà brûlé il y a quatre-cinq ans. Elle est bien trop vétuste pour servir de réserve de paille », accuse Jeanne Brugère-Picoux, professeur à l'école vétérinaire. A demi-mot, tous évoquent le manque de surveillance : « C'est une passoire. Tout le monde rentre comme il veut. Alors forcément... »

Dimanche, à 3 heures, les policiers ont interpellé un suspect qui rôdait à proximité du bâtiment en feu. Ce sont ses chaussures, pleines de paille, qui ont alerté les fonctionnaires. Hier, cet homme, un employé de l'école vétérinaire, était toujours en garde à vue au commissariat de Maisons-Alfort.

Nathalie Perrier



 
 
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